Dans le cadre des actions de sensibilisation à la danse menées auprès des écoles élémentaires par le Cndc en partenariat avec la DSDEN de Maine-et-Loire, le dispositif Danse à l’école propose chaque année des parcours artistiques et culturels imaginés et dirigés par des artistes chorégraphiques à plusieurs classes du département, allant du CE1 jusqu’au CM2.

Les classes qui participent au parcours proposé dans le cadre du dispositif Danse à l’école cheminent autour de l’univers d’un·e chorégraphe ou compagnie de danse à travers plusieurs rendez-vous qui visent à offrir aux élèves et aux enseignant·es une expérience de la danse multiple : ateliers de pratique, venue sur un spectacle de danse, visite du Quai, temps de rencontre et de partage entre classes, passerelles avec des structures partenaires…

Ces temps de médiation, conçus spécifiquement pour le jeune public, ont pour but d’offrir un programme de sensibilisation artistique et culturel complet et invitent élèves et enseignant·es à traverser différentes matières (danse, musique, écriture, vidéo, dessin, etc.) et thématiques (voir ci-dessous les parcours proposés les saisons précédentes).

Un ou deux temps de formation sont organisés afin de fournir aux enseignant·es des outils et les aider à intégrer ce projet dans le programme scolaire, le déployer tout au long de l’année et inviter les élèves à s’en emparer en dehors des temps d’ateliers.

Saison 2026-2027


Le Cndc proposera à 6 classes des écoles du département un parcours imaginé pour chaque groupe, avec le but d’offrir aux élèves et enseignant·es une immersion et une découverte de plusieurs jours d’un univers artistique. Chaque parcours pourra inclure :

  • 3 à 5 jours d’immersion consécutifs ou rapprochés, pour vivre une expérience riche et concentrée.
  • 4 à 5 ateliers de danse menés par des artistes, qui se dérouleront dans les studios du Cndc, au Quai, ou dans les écoles*.
  • 1 atelier en amont de l’immersion afin de préparer les élèves et leur offrir un avant-goût de ce qu’iels vont traverser.
  • 1 spectacle de danse pour endosser à la fois le rôle de danseur·euse et celui de spectateur·ice.
  • 1 visite du Quai pour découvrir les coulisses et le fonctionnement d’un lieu de spectacle vivant.
  • Des passerelles avec des partenaires culturels pour prolonger autrement l’expérience chorégraphique et la croiser avec d’autres formes artistiques.

Téléchargez la fiche projet Danse à l'école 26-27 (présentation détaillée du parcours d’immersion et des spectacles proposés aux classes, informations relatives aux temps de formation, conditions d’inscription)
Lettre motivée à adresser par mail à ce.cpdeps49@ac-nantes.fr, avant le vendredi 11 septembre 2026 (date limite pour postuler)

*Des adaptations sont possibles en fonction de la localisation et de la possibilité pour les classes de se déplacer.

Parcours passés

La compagnie Sortie de Secours a proposé à quatre classes son projet Fenêtre sur cour, composé de trois ateliers mêlant danse et création vidéo. La pratique chorégraphique dirigée par les artistes Joséphine Boivineau, Pauline Balayila et Marion Jousseaume a mené les élèves à créer une narration par le mouvement, les préparant pour une séance de tournage. Uun film de danse commun aux quatre classes qui ont participé au projet a été réalisé et présenté aux élèves lors d’une matinée de rencontre.

En tant que spectateur·ices, les élèves ont assisté à une représentation scolaire de la performance Les Nymphes portent des baskets de Joséphine Boivineau à la Galerie David d’Angers.

Le parcours a été enrichi par un partenariat avec le Repaire Urbain qui a permis aux classes de bénéficier d’un atelier Skyline, composé d’une visite du centre-ville d’Angers et de la réalisation d’un paysage par le dessin et le découpage.

La compagnie La Grive a proposé à quatre classes de trois écoles du département un cycle de trois ateliers autour de leur création Arôme Arôme. Les artistes chorégraphiques Bastien Lefèvre et Clémentine Maubon, accompagné·es par la médiatrice Anne Dourlhès-Pierre sur un atelier, ont invité les élèves à explorer par la danse et la philosophie la thématique du goût, centrale à leur spectacle. Dans le cadre de ce parcours, les classes ont assisté à une représentation scolaire d’Arôme Arôme.

Le parcours a été enrichi par un partenariat avec les Musées d’Angers qui a permis aux classes de bénéficier d’une visite au Musée des Beaux-Arts centrée autour de la représentation du goût dans les arts.

8 classes de 7 écoles du département de Maine-et-Loire (dont 4 écoles angevines) ont suivi un de ces parcours.

Ce parcours a invité les élèves à découvrir et traverser par la pratique l’écriture chorégraphique de Noé Soulier, par le biais de différentes expérimentations autour des verbes d’action “lancer”, “frapper” et “éviter”. Les ateliers ont été menés par les interprètes Julie Charbonnier, Samuel Planas et Mélisande Tonolo.

10 classes de 9 écoles du département de Maine-et-Loire (dont 5 écoles angevines) ont suivi chacune un parcours de 3 ateliers de pratique. Le parcours a été complété par un partenariat avec les Musées d’Angers qui a permis aux classes de bénéficier d’une visite mêlant danse et Beaux-Arts au Musée des Beaux-Arts ou à la Galerie David d’Angers et d’assister à une performance des danseur·euses Julie Charbonnier et Samuel Planas dans ces espaces. Pour clore ce projet partagé, Noé Soulier a proposé un atelier aux élèves lors de la rencontre entre toutes les classes qui ont participé au parcours.

En amont des ateliers, les classes sont venues au Quai assister à une représentation du spectacle Wonderland de Sylvain Huc. Une formation menée par Angelica Ardiot, interprète dans la pièce, a été proposée aux ensiegnant·es afin qu’iels puissent travailler autour de la matière chorégraphique de cette création en classe.

Le chorégraphe Jonas Chéreau a imaginé et mené, avec la complicité du danseur Max Ricat, un parcours artistique autour de sa création Temps de baleine et sa « météodanse » qui relie les états intérieurs – les émotions – à ceux de l’extérieur.

Les pratiques chorégraphiques proposées dans le cadre des ateliers abordaient des notions en lien avec le paysage, mais aussi avec les variations atmosphériques en reliant le corps aux mouvements de la nature. L’objectif de ce parcours était de faire appel, chez les élèves, à la notion d’imaginaire comme moteur du mouvement dansé à travers des temps d’expériences et de jeux chorégraphiques, suivis de temps d’échanges. Ces ateliers étaient aussi l’occasion d’aborder la physicalité et les enjeux du spectacle avant ou après l’avoir découvert sur scène.

9 classes de 6 écoles du département de Maine-et-Loire (dont 4 écoles angevines) ont suivi un parcours de 4 ateliers de pratique. En mars, pendant le festival Conversations, les élèves ont assisté à la représentation de la pièce Temps de baleine au Quai.

En amont des ateliers, une formation menée par Jonas Chéreau a été proposée aux enseignant·es pour qu’iels puissent s’emparer de la matière transmise par le chorégraphe et mieux déployer le parcours tout au long de l’année scolaire.

Documentaire réalisé par Tamara Seilman retraçant le parcours

Artiste chorégraphique portant des projets qui allient graphisme et danse, Marie Orts a invité les élèves à découvrir la cinétographie Laban. Par le biais d’une partition élaborée à partir de cette notation et en jouant avec leur corps, les enfants ont porté un véritable regard sur le mouvement et les usages qui sont faits dans l’espace. Le parcours d’ateliers a été mené avec la complicité des danseuses Clarisse Chanel et Garance Bréhaudat.

Dans le cadre de leur formation, les étudiant·es de l’école supérieure du Cndc ont été invité·es au cœur de ce projet. Iels se sont rendu·es dans les écoles, ont rencontré les élèves et évoqué avec elleux leurs études et le métier de danseur·euse. Accompagné·es par l’équipe de médiation du Cndc et suivi·es par Marie Orts, iels ont ensuite imaginé et proposé, en binômes, un atelier aux classes en lien avec le travail initié par la chorégraphe.

8 classes de 6 écoles du département de Maine-et-Loire (dont 3 écoles angevines) ont suivi un parcours de 4 ateliers de pratique.

En amont des ateliers, une formation menée par Marie Orts a été proposée aux enseignant·es pour qu’iels puissent s’emparer de la matière transmise par la chorégraphe et mieux déployer le parcours tout au long de l’année scolaire.

La chorégraphe, danseuse et scénographe Aline Landreau a proposé aux élèves une exploration de son travail artistique qui entremêle mouvement, voix, son et éléments plastiques pour créer des environnements immersifs dédiés à l’expérience sensible profonde du public. L’occasion pour les classes de s’approprier une écriture chorégraphique et d’observer les liens qui peuvent se tisser entre danse et arts visuels.
Trois ateliers de pratique ont été menés par Aline Landreau et la danseuse Lisa Miramond.

Artiste chorégraphique portant des projets qui allient graphisme et danse, Marie Orts a invité les élèves à découvrir la cinétographie Laban. Par le biais d’une partition élaborée à partir de cette notation et en jouant avec leur corps, les enfants ont porté un véritable regard sur le mouvement et les usages qui sont faits dans l’espace.
Le parcours d’ateliers a été enrichi d’un temps de pratique pour découvrir l’écriture chorégraphique de Noé Soulier.

En 2017, le chorégraphe et danseur Sylvain Riéjou crée son premier solo, Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver. Dans ce “one man show vidéo-chorégraphique”, il donne à voir aux spectateur·ices l’écriture d’une chanson de geste.
L’artiste a décliné ce projet sous forme d’ateliers pour le public scolaire afin de transmettre aux classes cette pratique, développée et utilisée par des chorégraphes tels que Philippe Decouflé ou Daniel Larrieu, qui consiste à écrire une danse en se basant sur les paroles d’une chanson pour venir symboliser et illustrer celles-ci avec des gestes. Ces temps de pratique ont offert aux élèves une première approche ludique des fondamentaux de la danse contemporaine : le rythme, l’espace, la qualité et l’émotion (joie, peur, colère, tristesse).
Trois ateliers de pratique ont été menés par Sylvain Riéjou et la danseuse Lucie Germon. Les élèves ont pu assister à une représentation de la pièce Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver.

16 classes (dont 3 CLIS) de 9 écoles du département de Maine-et-Loire (dont 4 écoles angevines) ont suivi un de ces parcours.