Marco Berrettini

Suisse

Si Viaggiare

Du 27 juin au 8 juillet

Après une résidence à l’automne 2010 au cours de laquelle Marco Berrettini et son équipe ont débuté le projet Si Viaggiare, le CNDC les accueille à nouveau pour la dernière étape de travail avant la création.

Si Viaggiare est plein de choses à la fois. C'est une compagnie de danse qui se reconstruit après des années plus dures, c'est un tentative de questionner le thème de la rencontre entre êtres humains, la rencontre de l'inconnu ; c'est la certitude de vouloir rigoler ensemble et de pleurer ensemble. C'est l'envie de se re-découvrir au sein même de la compagnie, alors que certains d’entre nous travaillent ensemble depuis dix ans ou plus. Dieu, E.T., les étrangers, la génétique, les religions, la gnose, le voyage, nous cherchons un esprit plutôt qu'une esthétique. Voilà. Et qui mieux que le philosophe allemand Peter Sloterdijk pour dire comment nous tentons d'y parvenir : « Et il y a là-dedans des substances hautement toxiques. Il existe un lien direct entre la dimension d’un auteur et la dangerosité des matériaux qu’il traite et qu’il maîtrise. L’anodin ne donne naissance qu’à l’anodin, le danger donne naissance à la pensée, et lorsque la pensée arrive au point où elle prend forme, on tient l’instant de l’art. Tout auteur qui vaut quelque chose se contamine lui-même avec les matériaux qu’il traite… ».

Marco Berrettini

After a residency in the fall of 2010 during which Marco Berrettini and his team began their project Si Viaggiare, the CNDC will be hosting them again for the final stage in their process before the work’s premiere.

Si Viaggiare is filled with many different things. It is a dance company which has rebuilt itself after a few hard years, it is an attempt to question the theme of the meeting of human beings, encountering the unknown; it is the certainly of laughing and crying together. It is the desire to rediscover each other within the company, even though some of us have worked together for more than ten years. God, E.T., foreigners, genetics, religion, gnosis, traveling – we seek a spirit more than an aesthetic. Voilà. And who better than the German philosopher Peter Sloterdijk to say how we plan to go about it : “In it are highly toxic substances. There is a direct link between the dimension of an author and the dangerousness of the materials he deals with, which he controls. The harmless gives birth only to the harmless, danger gives birth to thought, and when thought gets to the point where it takes shape, we arrive at the instant of art. Any creator worth his salt contaminates himself with the materials with which he works.”

Marco Berrettini

création en juillet 2011 au festival Impulstanz, Vienne, Autriche
en septembre festival La Bâtie, Genève, puis en octobre 2011 Théâtre de la Bastille, Paris, dans le cadre du Festival d'Automne