Guillaume Marie

France

AsfixiA

Du 25 avril au 6 mai

Abu Ghraib, 2004, Irak :
Pour la première fois dans l’histoire des guerres, des femmes-soldats faisant partie de la police militaire sont vues en train de commettre des violences sexuelles sur des prisonniers irakiens, dans un flot d'images d’amateurs – prises par les soldats eux-mêmes – qui traverse la planète.
Alors que ces photos ont fait le tour du monde, il me semble important d’y revenir et de les questionner de nouveau non pas de façon théorique ou documentaire mais en se concentrant sur l’empreinte fantasmatique qu’elles ont laissée dans notre psyché, de leurs effets sur notre imaginaire personnel et collectif. AsfixiA, est une réflexion sur le rapport des forces mises en jeu entre fiction, fantasme et réalité au sein du lien qui unit l’image médiatique à notre regard. Interroger l'interpénétration qui existe entre une image médiatique « objective » et des fantasmes qui nous animent tous face à la violence (attirance/rejet), permet de poser la question des médias, de leur rôle dans l'appréhension d'un conflit armé, idéologique, économique, à travers une approche qui à l'inverse est abstraite, sensorielle, plastique, et qui touche à l'inconscient et à l’émotionnel.

Guillaume Marie

Abu Ghraib, 2004, Iraq:
For the first time in the history of war, female soldiers in the military police were seen committing sexual violences upon Iraqi prisoners, in a flood of amateur photos – taken by the soldiers themselves – which flew around the planet.

This symbolic news clip was the trigger for my choreographic and performative investigation: AsfixiA is a kind of statement, through a poetic lens, of the shock I felt upon seeing these images and their spread through the collective unconscious. This project is a reflection on the relationship of the forces in play, between fiction, fantasy and reality, at the center of the link between the media image and our unblinking gaze. Interrogating the inter-penetration which exists between a media image “objective” and the fantasies which cross our minds as we face this violence (attraction/ rejection), allows me to ask the media questions about their role in the understanding of an armed, ideological and economic conflict, through an approach which conversely is abstract, sensorial and plastic and which touches the unconscious and the emotions.

Guillaume Marie

création le 10 mai 2011 à la friche culturelle Emmetrop à Bourges