Claudia Triozzi

Italie

Du 4 au 7 janvier

La mélodie, par son désespoir, est essentielle (Thèse vivante, projet pour une édition dynamique)

Mes « désirs » se sont souvent formulés par la fabrication de textes, poèmes et chansons. C’est souvent le verbe qui est déclencheur de visions aussi bien scénographiques que performatives. À l’occasion de ce projet d’édition, je voudrais questionner à nouveau et actionner les différentes intersections que j’opère dans le champ de la représentation. Mettre en lumière et convoquer ces éléments, en les faisant cohabiter activement. En partant d’expériences antérieures et d’une relecture de traces visuelles de mes pièces, je convoquerai plusieurs savoir-faire, affirmant le statut de la pratique, de l’expérience. Il s’agit ainsi de mettre en œuvre un dispositif qui réunira les différentes dérives auxquelles je m’adresse lorsque je débute une réflexion dans mes créations. Que peut-il rester d’un travail qui ne se voit pas ? Comment laisser une trace d’un travail scénique, hormis les images ? Comment faire circuler une posture artistique relative à la scène, à l’acte performatif ? Finalement, on dit de moi que je performe, alors je m’interroge : comment performer un livre ? Un livre un peu magique, avec des phénomènes interactifs. La parole, le texte, le langage. Un livre, actif, de résistance.

Claudia Triozzi

Melody, in its despairing aspect, is essential (An ongoing thesis, project for a dynamic edition)

My “cravings” are often formulated through means of texts, poems and songs. Verbs often serve to trigger visions of staging as well as performing. Stimulated by this “edition” project, I would like to question and reactivate the different intersections of representation in performance that is apparent in my work. To bring into focus and to summon these different elements, making them cohabit with each other actively. Using previous experiences as a starting point along with the re-reading of visual traces of my pieces, I will unite several skills, affirming the actual state of artistic practice and of its experience. It is a question of presenting a form that exposes the different angles from which my initial inquiries take place in a creative process.  What can remain of a process that is invisible? What possibilities are available to leave traces of a staged work other than film? How can an artistic standpoint that relates to the stage, to the performative act, circulate? And lastly, I am depicted as a performer whereas I question how can a book be performed? A magical book containing interactive phenomena; speech, text, language. A book that’s actively resistant.

Claudia Triozzi

création en mars 2011 au Musée de la Danse à Rennes