Programme Brown / Mantero

création au théâtre Le Quai à Angers les 1 et 2 juin 2007

Trisha Brown
Set and Reset/Reset
avec les étudiants de la formation d'artiste chorégraphique (promotion 2005-2007) de l’École supérieure de danse contemporaine

transmission de la pièce Shelley Senter

scénographie Saâdane Afif

costumes Matthias Ruhlmann
lumières Nicoals Diaz
musique Laurie Anderson, commande de la Trisha Brown Dance Company

avec Steven Champs, Jonas Chéreau, Gaëlle Curto, Lorenzo De Angelis, Vincent Delétang, Tim Darbyshire, Dilek Dervisoglu, Madeleine Fournier, Elie Hay, Kerem Gelebek, Helen Kaklea, Aline Landreau, Solène Levasseur, Seifeddine Manai

Avec l’équipe pédagogique, technique et administrative du CNDC.

durée 25’

Production CNDC Centre national de danse contemporaine Angers, Trisha Brown Dance Company.

La Trisha Brown Dance Company et le CNDC s’associent pour créer une version de Set and Reset/Reset dans une nouvelle scénographie et de nouveaux costumes. C’est la pièce la plus populaire de la chorégraphe qui est ici réinterprétée, l’occasion de redécouvrir sa danse imprévisible, tumultueuse et fluide.

Après Son Of Gone Fishing (1981), qui marque l’entrée de la musique dans l’univers de la chorégraphe, celle-ci fait appel à Laurie Anderson qui compose Long Time No See. Rauschenberg imagine un prisme aérien sur lequel se projettent des images télévisuelles en noir et blanc. Le rectangle scénique induit les directions de la phrase dansée initiale. Brown assortit celle-ci d’un jeu de consignes : être simple, agir d’instinct, être visible ou caché, sortir, entrer, tracer une ligne. Des duos et trios viennent éclore au milieu du plateau et complexifier l’espace. Cette danse continue d’explorer les lieux inédits : une danseuse portée à l’horizontale marche le long du mur de fond de scène et autour des pendrillons, un duo est exécuté par un couple à l’orée de la scène. Set and Reset est emblématique du cycle des Instabilités Moléculaires, nom donné par le critique d’art Klaus Kertess en regard de la nature imprévisible, tumultueuse et fluide de la danse de Brown à cette  période. Le tremblé chorégraphique est renforcé par les projections suspendues et le voile transparent des costumes qui masquent à peine la nudité des danseurs.

Emmanuelle Huynh, pour Le Dictionnaire de la danse, Larousse, 1999


Trisha Brown fonde sa compagnie en 1970. Huit ans plus tôt, la chorégraphe était d’une première aventure, celle du Judson Dance Theatre où elle rencontra les pionniers de la « danse postmoderne » américaine, un collectif d’artistes rassemblant danseurs, chorégraphes, musiciens et plasticiens. Revendiquant l’improvisation et l’expérimentation comme base de travail, leurs « performances » se substituaient à la notion de « spectacle ». C’est ce principe de création que Trisha Brown reproduit lorsqu’elle crée sa propre compagnie et présente ses premières pièces dans les lieux non conventionnels du quartier de SoHo à Manhattan. Aujourd’hui, elle se produit régulièrement dans les plus grands théâtres de New York et de l’étranger. La création, avec l’artiste Robert Rauschenberg, de Glacial Decoy en 1979, marque le début des collaborations de Trisha Brown avec des plasticiens de renom et le retour à un travail plus scénique, ouvrant la voie à des spectacles tels que Set and Reset (1983), qui vaut à la compagnie une renommée internationale (www.trishabrowncompany.org).


Saâdane Afif
 est né en 1970 à Vendôme. Il vit et travaille à Paris et Berlin. Plasticien, Saâdane Afif travaille sur les notions de déplacement et de contraste. Ses œuvres vibrent de sens multiples et fonctionnent par collusion. Il utilise ainsi objets, maquettes, installations, sons et écriture pour classer l’inclassable et réfléchir - dans l’œuvre elle-même - le dialogue entre le spectateur et l’artiste. Ce dialogue est alimenté en continu par des allusions diverses et se trouve infiltré de toutes parts par des éléments historiques, psychologiques, sociaux et culturels. Formé à l’école des Beaux-Arts de Bourges puis de Nantes, lauréat de la Villa Médicis hors les murs, son travail a fait l’objet d’expositions personnelles au Palais de Tokyo ou à la Cité de la musique à Paris mais aussi en Belgique, en Allemagne, à Lyon, Thiers ou Valences. Il est représenté par la galerie Michel Rein à Paris (www.michelrein.com).

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Vera Mantero
création

avec les étudiants de la formation d'artiste chorégraphique (promotion 2005-2007) de l’École supérieure de danse contemporaine

chorégraphie Vera Mantero

assistant Pascal Quéneau
costumes Matthias Ruhlmann
musique Vera Mantero et Pascal Quéneau

avec Steven Champs, Jonas Chéreau, Gaëlle Curto, Lorenzo De Angelis, Vincent Delétang, Tim Darbyshire, Dilek Dervisoglu, Madeleine Fournier, Elie Hay, Kerem Gelebek, Helen Kaklea, Aline Landreau, Solène Levasseur, Seifeddine Manai

Avec l’équipe pédagogique, technique et administrative du CNDC.

durée 40’

Production CNDC Centre national de danse contemporaine Angers.


Le CNDC a confié à la chorégraphe portugaise la création d’une pièce de groupe pour les 14 étudiants de la formation d’artiste chorégraphique. Partant d’ateliers menés avec Pascal Quéneau, et de l’imaginaire propre à chaque danseur, Vera Mantero s’intéresse à ce que la danse représente aujourd’hui pour chacun des étudiants. Ce travail continuera au printemps lors de sa prochaine période de répétitions.

Vera Mantero
 est née à Lisbonne en 1966, elle étudie la danse classique jusqu’à 18 ans, puis intègre le ballet Gulbenkian, à Lisbonne, pendant 5 ans. À New York et à Paris, elle étudie les techniques de danse contemporaine, de voix et de théâtre puis travaille entre autres pour Catherine Diverrès et Francisco Camacho. En 1999, le théâtre Culturgest à Lisbonne a organisé une rétrospective de son travail. Très intéressée par la performance, elle participe à des projets internationaux d’improvisation initiés par Meg Stuart, Mark Tompkins ou Lisa Nelson et Steve Paxton. Explorant la poétique d'un corps interrogatif, elle crée ses propres chorégraphies depuis 1990 et les présente sur la scène européenne, au Brésil, aux États-Unis. Elle croit à la fusion des disciplines, en un performeur rompu à tous les arts vivants et se produit d’ailleurs régulièrement en concert où elle interprète des chansons de Caetano Veloso. Cette saison elle a présenté au Centre Pompidou pendant le Festival d’automne sa dernière création Jusqu’à ce que Dieu soit détruit par l’extrême exercice de la beauté.