Réservé au personnel (Essai3)

pièce conçue par les onze étudiants de la formation Essais de l’École supérieure
avec Loïc Touzé et Jan Kopp
création
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avec Muriel Bourdeau, Béryl Breuil, Joao Costa Lima, Fanni Futterknecht, Julien Herrault, Johann Maheut, Raphaël Michon, Javiera Peon-Veiga, Carmen Pereiro Numer, Laurie Peschier, Lautaro Prado

accompagnés par Loïc Touzé et Jan Kopp

avec l’équipe technique, pédagogique et administrative du CNDC

production CNDC Centre national de danse contemporaine Angers

tournées : le 8 décembre à Tanzplan, Essen, festival Agora 07
le 21 décembre à La Villette, Paris, festival 100 Dessus Dessous

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Tout comme le genre littéraire inventé par Montaigne, la formation de l’école supérieure du CNDC s’appelle « Essais ». Elle s’inscrit du côté de la modernité en privilégiant les initiatives expérimentales. Parmi celles-ci Réservé au personnel (Essai 3), une création qui réunit onze jeunes performers et danseurs. Ils sont là, tous invités pour chercher ensemble, imaginer, composer. Ils ont été, durant tout le processus de création, observés par des pairs, d’autres artistes, le chorégraphe Loïc Touzé et le plasticien Jan Kopp, à l’affût peut-être de leurs commentaires. Avec eux, ils ont dû trouver leur propre façon de concevoir une proposition ouverte. Une forme, un questionnement apte à résister ou se jouer des interventions de chacun, prévues ou imprévues. D’après Loïc Touzé, la question, pour de nouveaux et jeunes auteurs, est de survivre à leur propre confusion et d’accepter de se noyer ensemble. Mais dans quel bain ? Celui de la création, temps partagé, hors champs ? Bataille entre certitudes et incertitudes pour enfin présenter une pièce au regard public, sans plus de sauvetage possible, plus rien que l’on puisse effacer. Pour une première fois et la beauté du geste ? L’énigme reste entière, à voir. Peut-être ne subsisteront que des histoires de langage, du mouvement et des idées singulières. Mais ce serait sans doute oublier, comme cela se disait à l’époque de Montaigne, qu’une forte imagination engendre l’événement.