Newark/Re-worked

Une création de l’École supérieure de danse contemporaine d’Angers \ a creation by Ecole supérieure de danse contemporaine Angers

Avec les étudiants de la Formation d’artiste chorégraphique / with students from Dance Artist Programme

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Newark/Re-worked est une adaptation à partir du mouvement et de la structure chorégraphique de Newark créée par Trisha Brown en 1987.
Chorégraphie de Newark : Trisha Brown
Mise en scène de Newark/Re-worked : Stacy Spence
Costumes : Laure Chartier assistée de Sonia Bosc (à partir des éléments originaux créés par Donald Judd pour Newark)
Lumières : Nicolas Diaz


Newark/Re-worked is an adaptation, based on the movement and choreographic structure of Newark created by Trisha Brown in 1987.
Choreography of
Newark:  Trisha Brown
Direction of
Newark/Re-worked: Stacy Spence

Avec / With : Aina Alegre Valls, Asli Bostanci, Pauline Brottes, Pia Campos, Armelle Dousset, Amandine Etelage, Charlie Fouchier, Hugo Giordano, Cosima Grand, Maëva Lafitte, Pauline Le Marchand, Adrien Lizé, Xin Yun Lu, Benjamin Sehili, Betty Tchomanga, Elsa Wöss

conception lumière \ light design : Nicolas Diaz

musique \ music : Peter Zummo

Costume Design : Laure Chartier assisted by Sonia Bosc (based on elements of the original design created by Donald Judd for Newark

Avec l’équipe pédagogique, technique et administrative du CNDC \ with CNDC’s pedagogical, technical and administrative team

Production CNDC Centre national de danse contemporaine Angers

Durée \ length 20 minutes.

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création au théâtre Le Quai à Angers les 25 et 26 mai 2009 en double programme avec S.E.S.A d’Alain Buffard

dans le cadre de SCHOOLS, Rencontres internationales des écoles de danse du 25 au 29 mai 2009 puis tournée en juin 2009

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Des sessions de travail avec Stacy Spence ont eu lieu tout au long de leur cursus de deux ans au CNDC, marquant à chaque fois une étape vers la création de Newark/Re-worked

Dans Newark, pour la première fois, Trisha Brown pousse ses danseurs jusqu’à leurs limites physiques, propose des duos complexes. Pendant plus de quatre décennies, Trisha Brown collabore avec certains des artistes visuels, compositeurs et designers les plus importants du moment : l’artiste plasticien Donald Judd, le compositeur Peter Zummo…

L’occasion pour les étudiants d’appréhender la matière du Newark original de Trisha Brown mais aussi d’expérimenter l’assimilation de cette même matière pour l’intégrer à leur version de la pièce. L’idée de permettre aux étudiants d’avoir leur propre exploration créatrice dans le cadre d’une pièce du répertoire de la compagnie est un moyen unique de se développer en tant que danseurs, d’un point de vue technique, mais aussi de s’affirmer en tant que créateurs.

D’un espace, l’autre
Que voit-on lorsqu’on regarde Newark ? Un espace géométrique traversé par un flux, à l’intérieur duquel sont combinés mathématiquement duos, trios, quatuors et quintettes. Chaque quatuor est constitué d’un duo « homme-femme » à l’unisson perturbé par un duo « femme-homme » en contrepoint. Tous les interprètes, paradoxalement atomisés, se croisent, s’assemblent, se désassemblent ou s’emboîtent de manière fugace, décrivant un ensemble de cercles, de boucles et de demi-cercles, tout en se déplaçant, selon les diagonales et les axes de symétries du plateau scénique. Tandis qu’un son atone et violent est émis par moment, des panneaux, conçus par le plasticien Donald Judd, de couleur jaune ocre, rouge ou bleu tombent ou se lèvent, limitant ou agrandissant l’espace.

Seize jeunes danseurs et danseuses plongent dans un entre-deux temporel, situé quelque part entre l’espace de Newark, tel qu’il a été conçu par Trisha Brown il y a plus de vingt ans, la trace laissée par une captation vidéo et la présence, ici et maintenant, de Stacy Spence, interprète de la Trisha Brown Dance Company, venu leur transmettre Newark et les guider. Ils accueillent le souffle vital, fluide et dense, de Newark, se réapproprient certaines phrases – à l’instar d’un matériau initial – qu’ils déclinent et agencent, reconfigurant un nouvel espace, un autre Newark, celui de Newark/Re-worked. Leur corps y devient un réceptacle qui se laisse traverser par le mouvement. Qu’ils soient sept, huit, quatre ou deux sur le plateau, chacun cherche un point d’équilibre entre sa propre trajectoire et celle de l’autre, frôlant la collision, sans cesse au bord de la chute. Marcher, courir, sauter, travailler dans les espaces entre les corps, porter l’autre : tous ont accepté de prendre le risque d’être honnêtes avec eux-mêmes. Qu’est-ce qu’être interprète et auteur d’un geste ? La question est ouverte.

Cécile Faver

 


From one space to another
What do we see when looking at Newark ? A geometrical space criss-crossed with a flux of movement inhabited by mathematically combined duets, trios, quartets, and quintets. Each quartet is made up of a “male-female” duet moving in unison and perturbed by another “male-female” duet dancing in counterpoint. All the performers seem paradoxically atomised, they pass each other, come together, separate or join ephemerally leaving traces of patterns, circles, arcs and half-circles all while respecting the diagonal and other symetrical planes existing within the space provided by the stage. The silence or sound of the dancers moving, is occasionally and violently interrupted by a loud flat buzz while large panels of primary yellow, red or blue designed by Donald Judd descend or lift thereby limiting or enlarging the space.
Sixteen young dancers plunge into a time warp suspended somewhere between the space “Newark” was originally conceived in by the Trisha Brown Dance Company more than twenty years ago, traces left by a video recording transmitted Stacy Spence, a former dancer of the Trisha Brown Dance Company, now present in Angers to recreate “Newark” and who guides the dancers in their work.  The dancers embrace the fluid and dense qualities that pervade “Newark” breathing new life into the initial material of the piece, reinterpreting and reorganizing key movement phrases to build a new “Newark” called “Newark/Re-worked”. They allow the movement to permeate and flow through their bodies. Whether they are seven, eight, four or merely two dancers on stage, they search for a point in space where they can conjugate their individual dancing while simultaneously taking into account the spatial evolution of the others, daring collision and the eventuality of falling. Walking, running, jumping, working in the space between bodies, lifting: everyone accepting the challenge to be honest with themselves. What is it to be both performer and creator of your own movement? The question remains open.

Cécile Faver