Journée professionnelle Temps fort solo

La prochaine rencontre du groupe « Parce qu’on aime la danse » est programmée conjointement par le CNDC et le THV - Saint-Barthélemy-d'Anjou, le 6 février 2015, à l’occasion du temps fort solo. Cette journée professionnelle est ouverte à tous : programmateurs-trices, artistes, médiateurs-trices, directeurs-trices et enseignant-e-s en conservatoire, cadres des services culturels de collectivités, membres de compagnies chorégraphiques, vous êtes les bienvenu-e-s.

PROGRAMME

AU CNDC | Le Quai - Angers
14h-16h | À la découverte de soli du début du XXème siècle 
16h-17h | Rencontre avec Maria Donata d’Urso 
17h30 | Atelier « échauffement du spectateur »
18h30 | Plexus, pièce d’Aurélien Bory pour Kaori Ito 
AU THV - Saint-Barthélemy-d’Anjou
20h30 | Man Rec d'Amala Dianor + Les Soli noirs d'Yvann Alexandre


Bulletin d'inscription
A télécharger et à retourner avant le 16 janvier 2015 par mail à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou par courrier au CNDC - 17 rue de la Tannerie / BP 50107 / 49101 Angers Cedex 02



AU CNDC | Le Quai - Angers

14h-16h | À la découverte de soli du début du XXème siècle
Cinq notatrices Laban en formation au CNSMDP ont transmis aux étudiants danseurs du CNDC d’Angers des soli patrimoniaux du début du XXe siècle. Trois d’entre elles témoignent de l’expérience de cette transmission réalisée grâce aux partitions. Elles présentent les différentes étapes d’un processus encore singulier dans le champ de la danse. Elles exposent les enjeux de la lecture de la partition -  découverte de l’œuvre, recherches sur son contexte de création et sur l’auteur. La projection des éléments graphiques des partitions soulignera les choix de l’analyse et le parti pris quant aux outils mis en œuvre pour la transmission et l’accompagnement des danseurs dans l’interprétation des œuvres.

Extraits de Negro Spirituals d’Helen Tamiris
, 1928 – 1932
Go down Moses - Crucifixion - Swing low, Sweet cheriot | Musique : negro-spirituals  | Remontée d’après partition par Virginie Mirbeau

Negro Spirituals figure parmi les premières tentatives de mettre en scène la danse noire aux US. Helen Tamiris consacre ce travail chorégraphique à la situation sociale et culturelle de la communauté afro américaine.
Après une carrière de danseuse classique au Metropolitain Opera Ballet et de danseuse dans les revues musicales, Helen Tamiris présente, en 1927, à New York, son premier récital de danse moderne. En 1930, elle monte le Repertory Dance Theater qui réunit dans un même programme M. Graham, D. Humphrey et C. Weidman. Après la fin des activités du Federal Dance Project qu’elle avait soutenu, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Tamiris se tourne vers Broadway où elle obtient de grands succès. En 1960 avec Daniel Nagrin, elle fonde la Tamiris-Nagrin Dance Compagny et enseigne dans son studio.
BIOGRAPHIE : Virginie MIRBEAU
Interprète au sein de plusieurs équipes artistiques, notamment celles de François Raffinot puis Hervé Robbe au CCN du Havre, Virginie Mirbeau est chorégraphe et directrice artistique de la Cie Arts'Fusion pour laquelle elle développe depuis 15 ans, un travail de création chorégraphique en transversalité avec les arts plastiques et visuels. En 2014, elle est interprète et assistante de Dominique Brun, lors de la reconstitution historique du Sacre du printemps de Nijinski intitulé Sacre #2, pour la formation des danseurs amateurs qui participent aux spectacles. Diplômée du CNSMD de Paris en notation Laban et Titulaire du CA de professeur en danse contemporaine, elle a été responsable pédagogique au Centre Chorégraphique National du Havre, sous la direction d'Hervé Robbe pendant 13 ans. Elle est actuellement en charge de l'enseignement de la culture chorégraphique au Conservatoire du Havre et participe aux jurys d'examens du CRR de Reims et de l'École du CCN de Roubaix. Dans le cadre de ses activités artistiques et pédagogiques, Virginie Mirbeau conçoit et réalise de nombreuses actions de sensibilisation et de formation à la danse contemporaine auprès des publics amateurs, scolaires et professionnels, et intervient régulièrement au plan national, dans les dispositifs de la politique interministérielle d'éducation artistique et culturelle, notamment pour le baccalauréat danse en série littéraire, ainsi qu'au sein de la formation de formateur pour la danse à l'école.


Tenant of the Street d’Eve Gentry, 1938
Musique : Bruitage de rue | Remontée d’après partition par Irénée Blin et le soutien de Mary-Anne Santos Newhall danseuse, professeur de danse contemporaine et d’histoire de la danse à l’Université de New Mexico.


Œuvre phare d’Eve Gentry qui s’inscrit dans les thèmes spécifiques défendus par le New Dance Group. L’exclu est une figure essentielle dans ce solo en prise avec la réalité sociale du moment, il est figuré sur scène avec sobriété et modernité.
Eve Gentry étudie la danse moderne allemande avec Ann Mundstock puis Hanya Holm  et la notation du mouvement de R. Laban. Elle intègre rapidement le groupe d’Hanya Holm. Membre du « New Dance Group » elle y enseigne la technique Holm et développe son travail de création.
BIOGRAPHIE : Irénée BLIN
Danseuse et chorégraphe, elle fonde en 2002 CADMIUM Compagnie. Elle crée les chorégraphies : Alpheus et Arethusa - 2014 (avec Daniele Marranca et Joe Schittino), L’Epouvantail, Le Frac et La Paysanne - 2013 (avec Daniele Marranca et Joe Schittino), Délit d’identité - 2012 (avec Daniele Marranca), Chacun sa place - 2008, Variations sur Piazzolla - 2006, Les mots vous lâchent (avec Angela Babuin) - 2004.
Comme interprète, elle collabore avec les chorégraphes Emma Scialfa, Compagnie MotoMimetico - Italie et Pé Vermeersch, Radical HeArts Company - Belgique, avec l’artiste Daniele Marranca et les musiciens Thomas Balin, Vincent Migliorisi et Alessandro Nobile.
Elle intervient comme chorégraphe également auprès de plusieurs compagnies théâtrales et tient des ateliers chorégraphiques auprès de diverses structures publiques et privées.
Elle obtient le premier prix en danse contemporaine au CNR de Boulogne-Billancourt dans la classe de Ruxandra Racovitza en 2004 et intègre en 2006 le cours de perfectionnement MODEM de la compagnie Zappalà Danza à Catane. Elle suit également une formation en violon et piano, en danse baroque, AFCMD (analyse du mouvement) et en chant lyrique. Elle obtient en 2007 un Master II en Sciences du langage à l’université Paris IV - Sorbonne. Elle termine actuellement la formation de notation et écriture du mouvement en cinétographie Laban au CNSMDP dans la classe de Noëlle Simonet et en AFCMD (Analyse et expertise du mouvement) au CESMD de Poitou-Charentes.


Two Ecstatic Themes de Doris Humphrey, 1931
Circular Descent | Musique : Nicolai Medner, Tragoedi – fragment, Op 7 n° 2
Pointed Ascent | Gian Francesco Malipiero,
Maschere che passano

Doris Humphrey a crée et a interprété Two Ecstatic Themes qu’elle a appelé Our love dance en octobre 1931 à la Washington Irving High School. Le solo est composé de deux parties contrastées : l’une Circular Descent est une chute magnifiquement élaborée, fragmentée presque disséquée, dont chacun des éléments est examiné et savouré pleinement. L’autre, Pointed Ascent en est l’exacte opposition.
« Sans doute aucun autre danseur de sa génération n’a été plus sensible au futur que Doris Humphrey. Si ses danses lui ont survécu, c’est grâce à la générosité avec laquelle elle a permis aux autres de les apprendre.(…) Elle reprenait régulièrement ses danses dans le répertoire de ses propres cours et fut la première danseuse moderne américaine à enregistrer son travail en Labanotation. »
« Certainement dans le choix de Doris Humphrey une partie de l’esthétique était de ne pas créer une technique mais de faire un travail créatif, une autre de danser à propos des êtres humains, des expériences humaines (…) élaborer la danse à partir de la compréhension du mouvement humain quotidien et naturel ».
Sources : Nouvelle de danse – périodique été 1995 n°24-Humphrey – Limon La danse humaniste aura-t-elle encore lieu ? – Marilyne Iglesias - Breuker
BIOGRAPHIE : Aurélie BERLAND
Aurélie Berland étudie la danse au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dont elle sort diplômée en 2006. Depuis elle travaille comme interprète pour différents chorégraphes de la scène contemporaine française : Daniel Dobbels, Christian et François Ben Aïm, Eric Fessenmeyer et Julie Coutant, Christine Gérard et Nacera Belaza. Elle mène ses projets chorégraphiques d'abord au sein d'un collectif d'anciens étudiants du CNSMDP puis seule depuis 2010. Elle se forme en notation du mouvement dansé système Laban depuis 2011. En 2014, elle crée la Compagnie Gramma.

 

16h-17h | Rencontre avec Maria Donata d’Urso

Note d’intention : « J'ai commencé à créer mes propres pièces après un long parcours d'artiste interprète auprès des chorégraphes émergents des années 1980 et 1990. L'urgence se situait dans l'envie de proposer des nouvelles orientations du corps dansant. En questionnant d'abord la relation chorégraphe/interprète, la forme du solo m'a permis de vivre l’interprétation du point de vue de la chorégraphe et la chorégraphie du point de vue de l'interprète. J'ai appelé DisOrienta la structure qui produit mes solos depuis 2004... »
BIOGRAPHIE : Maria Donata D’Urso, directrice artistique, chorégraphe, danseuse, interprète
Née à Catania, elle étudie l'architecture et la danse contemporaine à Rome. En 1985 à New-York, elle participe à la chorégraphie de Richard Haisma et étudie au Merce Cunningham Studio et à la Nikolais-Murray Louis Dance Company. Depuis 1988, elle vit à Paris où elle suit une formation en énergétique chinoise et travaille entre autres avec Paco Decina, Jean Gaudin, Francesca Lattuada, Hubert Colas, Arnold Pasquier, Marco Berrettini et Christian Rizzo.
En 1999, elle crée Pezzo 0, une installation en plein air inspirée de la rencontre avec Laurent Goldring. En 2004, elle constitue la structure Disorienta pour y développer ses projets personnels : des soli épurés, minimaux, où sont interrogées et réinventées les composantes spatiales habituelles. Son attention se porte sur les lieux limites, absence/présence, dedans/dehors et les surfaces ambiguës, celles de la peau, celles effleurées par le regard. Son geste de danseuse formée aux techniques classiques et contemporaines autant qu'à l'architecture et l'énergétique chinoise ne s'intéresse pas au spectacle, à sa fabrique, il est en bascule, d'emblée tourné vers l'expérimentation. Elle amorce alors un projet poétique et composite, qu’elle nomme le Triptyque de la peau. Après Pezzo 0 (due) suivront Collection particulière et sa table translucide, Lapsus est sa scénographie circulaire. Sa dernière création Strata.2 prolonge ce cheminement énigmatique dans le monde des corps. Maria Donata D'Urso est lauréate à la Villa Kujoyama, Kyoto, Japon en 2012.


17h30 | Atelier « échauffement du spectateur »

18h30 | Plexus, pièce d’Aurélien Bory pour Kaori Ito

 

AU THV - Saint-Barthélemy-d’Anjou

20h30 | Man Rec d’Amala Dianor + Les Soli noirs d’Yvann Alexandre

 

« PARCE QU’ON AIME LA DANSE », un réseau régional partenaire de cette journée

En 2012, différents acteurs du secteur de la danse (services culturels des collectivités, compagnies, responsables de lieux de diffusion) ont commencé à se réunir sur la question de la présence de la danse en régionAprès plusieurs rencontres, différents objectifs ont été définis - constituer un réseau de professionnels autour de la danse, créer de l’expérience partagée, apporter des références en danse, permettre une meilleure connaissance des ressources du territoire – et un texte fondateur a été rédigé :

Parce qu’on aime la danse,
Parce qu’on apprécie sa vitalité,
Parce que, comme les autres arts, elle est en prise avec notre époque
Parce qu’on connaît la diversité des esthétiques chorégraphiques,
Parce qu’on sait la puissance évocatrice du corps en mouvement,
Parce que l’art chorégraphique fédère de nombreux publics et qu’il est un levier efficace pour développer un projet de territoire,
Parce que nombreux sont les amateurs,
Parce que les danseurs sont bien souvent de formidables ambassadeurs et de précieux pédagogues,
Parce que beaucoup de chorégraphes confirmés et émergents créent sur notre territoire,
Parce que de nombreux théâtres et saisons culturelles accompagnent leurs démarches,
Parce que les structures culturelles invitent dans leurs lieux des spectacles de référence tant au plan national qu’international,
Parce qu’il reste encore beaucoup à imaginer et à construire,
Parce que...
...nous souhaitons faire mieux pour cet art, faire plus, faire ensemble.
Un nouveau réseau se met en place, il ne demande qu’à grandir et à s’enrichir des expériences de chacun !

Membres du groupe de travail :
Carole Albanese, Harry Rosenow, Les Quinconces-L’Espal, scène conventionnée, Le Mans.
Anne Blaison, Conseil Général de Maine et Loire.
Claire Rousier, CNDC, Angers.
Brigitte Livenais, THV, Saint-Barthélemy d’Anjou.
Monia Bazzani, Mayenne Culture.
Hervé Maigret, Cie ngc25, Nantes.
François Gabory, Jardin de Verre, Cholet.
Matthias Groos, Gaëlle Bouilly, Aurélia Roche Livenais, compagnie 29x27, Nantes.
Florence Faivre, Sonia Soulas, Le Grand R, La Roche Sur Yon.
Stéphane Leca, Onyx-La Carrière, Saint-Herblain.
Elisabeth Le Pape, Musique et danse en Loire Atlantique, Orvault.
David Rolland, compagnie DRC, Nantes.
Avec l’appui du Conseil régional des Pays de la Loire, des Conseils généraux de Mayenne, de Sarthe et de Loire-Atlantique, et la participation de la Ville de Nantes et de la DRAC des Pays de la Loire.

En partenariat avec le THV - Saint-Barthélemy-d'Anjou