Comité pédagogique

Le comité pédagogique du CNDC a pour responsabilité de veiller à la cohérence globale du programme pédagogique. Chaque personnalité qualifiée assure plus spécifiquement celle de son propre domaine. Le comité pédagogique est à distinguer de l’équipe pédagogique. En effet, chacun de ses membres n’assurera pas nécessairement l’ensemble des cours de sa discipline et l’équipe pédagogique sera enrichie par la présence de nombreux artistes, pédagogues et scientifiques qui seront sollicités au fil du cursus. Le comité pédagogique se réunit une fois par trimestre pour faire un bilan et établir de nouvelles perspectives pédagogique.

 

Composition du comité pédagogique :

Robert Swinston, directeur artistique du CNDC et directeur de l’Ecole supérieure de danse
Claire Rousier, directrice adjointe du CNDC et directrice adjointe de l’Ecole supérieure de danse
Marion Ballester, directrice pédagogique de l’Ecole supérieure de danse
Jean René Morice, Vice président de la Culture et des Initiatives
Jean-Charles Birotheau : Ingénieur de Recherche à l'Université d'Angers, ITBS, département art et culture

Avec les personnalités qualifiées :

Mohamed Ahamada : Analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé
Maurice Courchay : partenariat avec le PESSV et début de préparation à l’UV pédagogique du DE
Lydie Grondin : approche de l’environnement socioprofessionnel
Marie-Claude Hiron : formation musicale des danseurs
Annie Suquet : théorie et histoire de la danse

 

Biographies

Claire Rousier a reçu une formation d’architecte avant de devenir danseuse. Elle a connu un riche parcours d’interprète (dans les compagnies de Karine Saporta, François Verret, Jean Gaudin, Hideyuki Yano et Paco Decina, entre autres), puis s’est tournée vers la politique culturelle et l’action artistique. Elle a multiplié les actions en faveur de la danse, à la fois comme enseignante, directrice de production, ainsi que comme chargée d’étude et a occupé de1996 à 1998 le poste de responsable de la danse à la Cité de la musique à Paris. De 1999 à 2011, elle a été directrice du Département du développement de la culture chorégraphique, puis du Département mémoire et recherche au Centre national de la danse. Elle y a développé un pôle international de ressources et de recherche consacré à la culture chorégraphique, construit autour d’une médiathèque, et d’une politique active d’édition et de soutien à la recherche. Parmi les colloques qu’elle a dirigés au sein du CND, on peut citer : « Oskar Schlemmer, l’homme et la figure d’art » (1999) ; « Le solo : une figure singulière de la modernité » (2001) ; « Pratiques, figures et mythes de la communauté en danse depuis le XXe siècle » (2002) ou « Identités culturelles, identités artistiques, de Bombay à Tokyo » (2006). Parallèlement, toujours au sein du CND, elle a constitué un réseau de doctorants en danse et initié des programmes de réactivation du patrimoine chorégraphique comme celui consacré en 2006 aux « Archives internationales de la danse ». Plusieurs expositions ont été conçues et mises en œuvre sous sa houlette : La Construction de la féminité en danse, Grandjouan dessine Duncan, Les Ecritures du mouvement, Dance is a Waepon, Danse noire/blanche Amérique, Dans le Sillage des ballets russes et Scènes de bal, bals en scène. Elle a accompagné Robert Swinston dans sa candidature au CNDC et en est devenue directrice adjointe en 2013.

 

Marion Ballester : Marion Ballester débute sa formation au Conservatoire de La Rochelle avant d'intégrer le CNDC d'Angers de 1987 à 1989. Après ces études, elle danse au sein de la compagnie de Dominique Petit puis de la compagnie DCA de Philippe Decouflé de 1989 à 1992. Elle rencontre alors la chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker et fait partie de la Compagnie Rosas de 1992 à 1998. Durant cette période, elle participe à l'essentiel des créations de Rosas.En 2001-2002 elle  sera également assistante chorégraphique sur Once en 2002 et à nouveau interprète pour le duo Desh, première partie de la nuit en 2005. En 1998, elle réalise une année d'étude au studio Trisha Brown à New York à l’issue de laquelle elle fonde sa propre compagnie, AoXoA. En 2000, elle crée la chorégraphie Unconscious Landscape en relation avec le travail de l'artiste Louise Bourgeois. En 2007, les chorégraphes Osman Khelili, Odile Duboc et Benoît Lachambre composent pour elle Trois Solis pour Marion. En parallèle, elle est interprète de nombreux chorégraphes jusqu’en 2013 dont Philippe Saire et Mathilde Monnier. Depuis 2010 et jusqu'à aujourd'hui, elle danse pour Raimund Hoghe dans Si je meurs laissez le balcon ouvert, Cantats et Quartet. Elle intervient également comme assistante chorégraphique auprès de Michèle Noiret. Marion Ballester est par ailleurs enseignante au Centre national de la danse à Pantin, au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, et intervient occasionnellement dans les cycles d'étude de P.A.R.T.S. à Bruxelles. En septembre 2013, elle devient directrice pédagogique de l’école du CNDC d’Angers. Elle est diplômée du C.A.

 

Jean-René Morice : Géographe de formation, Jean-René Morice est enseignant-chercheur et maître de conférences à l’Université d’Angers. Il est responsable du département Ingénierie des arts, de la culture et du patrimoine ainsi que des relations internationales, et, depuis 2012, Vice-président de l’Université, délégué à la culture et aux initiatives de l’Université d’Angers. De 1997 à 2003, il est responsable de la mise en valeur touristique du patrimoine culturel régional au Comité Régional du Tourisme des Pays de la Loire à Nantes. Il est en parallèle membre du Conseil d'administration et de la commission d'homologation de l'association des « Petites Cités de Caractère des Pays de la Loire », cofondateur et animateur de l'association « Visitez nos entreprises en Pays de la Loire », Secrétaire Général de l'association des « Parcs et Jardins des Pays de la Loire » et Délégué interrégional Grand Ouest pour l'association " Bienvenue au Château". Outre sa thèse de géographie Les châteaux ruraux et l’hébergement touristique dans la France de l’Ouest, Jean-René Morice est à l’origine de nombreuses publications ouvrages, communications et journées d’étude autour des thèmes du patrimoine, de l’accès à la culture, du développement du territoire et du tourisme.

 

Annie Suquet. Après quelques années dans le champ du théâtre (en tant qu'apprentie comédienne, puis assistante à la mise en scène au Théâtre anglais de Paris), Annie Suquet débute un parcours universitaire orienté par la question du corps en mouvement, à une époque où aucun département d'études en danse n'existe encore en France. Elle obtient à l'Université de Paris X une Maîtrise d'anthropologie (gestuelle), un DEA d'esthétique (sur Merce Cunningham) et entreprend un Doctorat en histoire de l'art contemporain (sur la notion de rituel dans l'œuvre de Joseph Beuys). En 1993, lauréate d'une bourse Lavoisier du Ministère des Affaires étrangères avec un projet sur Cunningham, elle part à New York où elle sera attachée comme chercheuse en résidence à la Merce Cunningham Dance Foundation pendant plusieurs années. Depuis 2001, elle intervient comme enseignante et conférencière pour diverses structures culturelles et pédagogiques, en France (CND, Universités de Paris VIII et Lyon II, Ecole des beaux-arts de Rennes, Festival de danse de Montpellier...) et en Suisse (HEAD, Université de Genève, ADC, Fondation Fluxum...). Elle a également travaillé pour le Département mémoire et recherche et celui du développement de la culture chorégraphique du Centre national de la danse à Pantin (conception de colloques, formation des programmateurs à la culture chorégraphique, commissariat scientifique d'expositions...), ainsi que pour le Ballet Atlantique/BARC-Centre chorégraphique national de la Rochelle. De cette expérience est né un livre intitulé Chopinot, paru aux éditions Cénomane en 2010. Annie Suquet est également traductrice (Chaque petit mouvement de Ted Shawn, Complexe/CND, 2006) et fait partie du comité de rédaction de la revue Repères/Cahiers de danse. Son dernier livre en date est L'éveil des modernités : une histoire culturelle de la danse (1870-1945) (éditions du CND, 2012). A paraître en 2013 : Danser pour la caméra : entretiens avec Merce Cunningham (éditions L'Oeil d'or/Centre Pompidou, n° 1 de la collection Paroles de chorégraphe).

 

Marie-Claude Hiron. Originaire du Mans, Marie-Claude Hiron a suivi ses études musicales au Conservatoire national supérieur de musique de Paris en classe d'orgue, d'histoire de la musique et de pédagogie auprès d'Odette Gartenlaub. Titulaire du Certificat d'aptitude de formation musicale, elle enseigne cette discipline, ainsi que l'orgue, dans différents conservatoires, tout en continuant ses activités d'organiste (récitals et concerts : musique de chambre, chœurs). Son approche principalement humaine et, dans la mesure du possible, individualisée, de l'enseignement musical, menée parallèlement à son activité de concertiste, induit sa réflexion sur l'importance, entre autres, du ressenti corporel dans son enseignement des fondamentaux. Cela l'a conduit naturellement à s'intéresser à la formation musicale des danseurs, jusqu'à en avoir la charge au Conservatoire à rayonnement régional d'Angers depuis plusieurs années. Passionnée de pédagogie pratique, elle s'implique dans des projets basés sur la transversalité des disciplines, en veillant avant tout à l'épanouissement humain et artistique de l'étudiant.

 

Mohamed Ahamada : Après des études de danse classique, modern’ jazz et contemporaine à Paris puis à New York avec Merce Cunningham, Alvin Ailey, David Howard, Mohamed Ahamada suit une Formation en analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé (AFCMD), d'abord avec Odile Rouquet, puis sous la responsabilité d'Hubert Godard. Parallèlement aux études en AFCMD, Mohamed AHAMADA suit des cours de Pilates à travers les danseurs de Jérôme ANDREWS qui a introduit cette technique en France : principalement avec Solange MIGNOTON et Dominique DUPUIS. Il complète ces connaissances en 2005 à l’école CORE BODY qui montre une autre approche des exercices Pilates. Danseur interprète dans plusieurs compagnies de danses, titulaire du D.E de professeur en danse contemporaine, il enseigne la danse à Paris et en province ; l'AFCMD dans le cadre de la formation du D.E de professeur de danse, dans les écoles privées habilitées par le ministère de la Culture (Paris, Guadeloupe), dans les CEFEDEM de Poitiers et de Nantes, le Pôle supérieur Nantes, le CND Paris dans le cadre des 200 heures. Mohamed Ahamada est chargé de cours de « réveil corporel » et cours individuels sur la machine Pilates au Conservatoire national supérieur de danse et de musique de Paris (CNSMDP). Il est formateur des formateurs et responsable du Module analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement à la FF Wushu aemc (Paris), pour la Formation diplômante (CM, CQP, DE) en Tai-chi chuan et en Qi Gong.

 

Maurice Courchay. Après un double cursus à l'Ecole supérieure de danse de Cannes, Rosella Hightower et à l'Ecole supérieure de commerce et d'administration des entreprises de Marseille-Luminy (dont il est diplômé en 1983) Maurice Courchay intègre les Ballets de Hambourg auprès de John Neumeir. Il rejoint ensuite en tant que soliste les Ballets du XXème siècle et suivra Maurice Béjart dans la création du Béjart Ballet Lausanne. C'est dans les années 90, avec un diplôme d'Etat pour Renommée particulière et un CA en danse classique, qu’il axe principalement son travail et ses recherches autour de l'enseignement de la danse. La découverte de l'approche d'Odile Rouquet, de Peter Goss, du Taï Chi lui permet de relire la danse classique qui révèle alors tout le potentiel de ses "spirales combinées" ouvrant ainsi la voie à certains mécanismes qui sous-tendent les esthétiques. Passionné par la pédagogie, il découvre les travaux d'Hélène Trocmé-Fabre qui pose les bases d'une neuro-pédagogie : une pédagogie dans laquelle les potentiels tant neurophysiologiques que psychiques sont pris en compte dans la relation avec l'étudiant. Ce sera le fil conducteur de toutes ses démarches dans les liens entre apprentissage et expression artistique, apprentissage et création chorégraphique. Après 5 années en Guadeloupe à la tête de la Compagnie Métis qu'il crée et dirige avec Edwige Audon, période pendant laquelle il crée notamment la pièce Voix de Faits (1998) qui traite des influences culturelles dans la construction de l'identité, il rentre en Métropole pour conduire la mission de préfiguration du CEFEDEM Bretagne-Pays de la Loire. C'est avec comme valeurs les notions de rencontre, de métissage, de lien entre les champs théoriques et l'expression artistique, que Maurice Courchay prend la direction du département danse du CEFEDEM en 2002. A la tête d'une équipe pluridisciplinaire réunie autour d'un projet partagé, il développe des outils de management relationnel et coopératif. La question de la place de l'apprenant, de l'humain artiste, dans sa relation à lui-même, à sa corporéité, à autrui, à l'espace, le conduit parallèlement à entreprendre un parcours de formation en programmation neurolinguistique puis en coaching dont il obtient les certifications de l'Institut parisien REPÈRE. Il partage sa première communication sur les rapports entre "Registres sémantiques " et "États de corps" dans le cadre d'un colloque organisé par le Congress on Research in Dance et le CND. Cette approche est la base de son travail de "pédagogue-coach" qu'il décline régulièrement dans les formations auxquelles il contribue (DE, CA, Formation continue d'équipe de direction). En participant aux différents groupes de travail pilotés par la DMDTS puis la DGCA sur l'élaboration de textes cadres comme les référentiels nationaux de certification professionnelle pour le CA puis le DE, Maurice Courchay prolonge et partage une réflexion sans cesse en mouvement sur la place de la personne dans ses apprentissages, sur la nécessité pour un étudiant de créer et développer ses propres systèmes de références. Le projet de création du Pôle d'enseignement supérieur du spectacle vivant Bretagne-Pays de la Loire le conduit à étudier et créer avec le département Sciences de l'éducation de l'Université de Nantes la première licence "métiers de l'enseignement et des formations artistiques". Maurice Courchay assume aujourd'hui la direction par intérim du département danse en préfiguration du Pont supérieur. Il collabore avec le CNDC et le Pôle d'enseignement supérieur Paris-Boulogne Billancourt pour le développement et la potentialisation des relations entre les parcours de formation de danseur-enseignant (DE) et de danseur-interprète (DNSPD).

 

Lydie Grondin. Des études musicales approfondies en alto et musique de chambre lui ont permis un solide parcours d’artiste-interprète au sein d’orchestres nationaux (Opéra de Lyon, Orchestre national d’Ile de France), conduit en parallèle avec une carrière d’enseignement dans des conservatoires. Puis elle choisit de reprendre des études juridiques avec l’obtention de plusieurs diplômes, dont un Master professionnel en droit et pouvoir public avec mention droit européen pour compléter sa formation par une expertise juridique et statutaire. Elle a participé à l’élaboration des textes réglementaires, et à la création des cadres d’emplois de la filière culturelle dans la fonction publique territoriale au CNFPT, entre 1993 et 2004, et a construit le dispositif de recrutement de cette filière. Depuis 2004 elle dirige l'agence Cultures et Collectivités Locales, agence de médiation culturelle au cœur du service public culturel, déclarée comme organisme de formation. Parallèlement, depuis son ouverture au public en 2006, Lydie Grondin est présidente du Générateur, lieu d’expérimentations artistiques en art contemporain, situé à Gentilly (94). Passionnée par l’art contemporain et les nouvelles formes d’écritures du spectacle, Lydie Grondin a été nommée par arrêté du ministre de la Culture, pour une durée de cinq ans, pour siéger dans la commission professionnelle consultative sur le spectacle vivant. Elle est membre de la CPNEF-SV (commission paritaire nationale emploi formation) dans le spectacle vivant.

 

Jean-Charles Birotheau : Ingénieur de Recherche à l'Université d'Angers, ITBS, département art et culture. Après un double cursus à l'Université de Rennes en Histoire de l'art et aux Beaux-Arts de Rennes où il obtient une licence et le DNBA (diplôme national des Beaux-Arts), il entre aux Beaux-Arts de Paris et devient élève du sculpteur César et obtient le DNSEP (Diplôme National Supérieur d'Études Plastiques). Il enseigne les arts plastiques et l'Histoire de l'art et rencontre le scénographe Claude Bessou avec qui il travaille comme assistant, puis en 1985 il crée les décors et costumes d’un opéra de Pierre Guirald. Détaché à l'Ecole d'architecture de Nantes comme directeur du développement, il continue les scénographies et devient commissaire d'expositions. Parallèlement il obtient un DESS en management de la culture. En 2000, il rejoint l'équipe du ministère de la Culture et de l'Éducation Nationale comme conseiller. Il prend notamment en charge le projet « Regards Premiers » série d'expositions qui vise à renforcer le contact précoce avec les œuvres d'art grâce à la médiation théâtrale. En 2005, il devient directeur de l'Espace culturel de lUniversité dAngers, puis en 2010 Directeur de la Culture. Il met en place la politique culturelle et développe les pratiques artistiques, crée 4 U.E.L « Arts », un club jazz avec la FSJMI, programme et diffuse des spectacles (musique, danse, théâtre, conférence, résidence d'artistes), ouvre deux diplômes universitaires (D.U Théâtre et D.U Cinéma-Audiovisuel) et crée le Festival international de théâtre universitaire.