Gaëlle Bourges

Ce que tu vois
d'après la Tenture de l'Apocalypse

Ce que tu vois © Centre des monuments nationaux

JEU 11 OCT | 20:00 | T900 | Le Quai - Angers

Après « La Dame à la licorne » pour A mon seul désir, « La grotte de Lascaux » pour Lascaux et « La fresque du bon et du mauvais gouvernement » pour Conjurer la peur, Gaëlle Bourges se penche sur l’Apocalypse d’Angers : une manière d’observer de près ces images anciennes et de les mettre en rapport avec trois récits.

Le premier des trois récits choisis par Gaëlle Bourges est celui de l’Apocalypse de Jean, puisque la tenture illustre ce dernier texte du Nouveau Testament ; le deuxième est le récit en voix off du film de science-fiction de Chris Marker, La Jetée, sorti en 1962 ; le troisième récit, de Gaëlle Bourges, se faufile entre le texte de Jean et celui du narrateur de La Jetée, les fait dialoguer et suit leur programme : décrire des images mentales assez fortes pour créer un trou dans le temps.

 

CONCEPTION, RÉCIT GAËLLE BOURGES
AVEC GAËLLE BOURGES, AGNÈS BUTET, CAMILLE GERBEAU, ALICE ROLAND, PAULINE TREMBLAY ET MARCO VILLARI. ET LA PARTICIPATION D’UN GROUPE D’ENFANTS. RENCONTRE SOUS FORME D’ATELIER (3 ATELIERS DE 3H) EN AMONT. LUMIÈRE ABIGAIL FOWLER. MUSIQUE XTRONIK, PIERRE HENRY, CHRIS MARKER ET ERWAN KERAVEC.

PRODUCTION ASSOCIATION OS. COPRODUCTION CNDC – ANGERS, THÉÂTRE DE LA VILLE – PARIS, L’ÉCHANGEUR - CDCN HAUTS-DE-FRANCE, MANÈGE, SCÈNE NATIONALE – REIMS, CCN2 GRENOBLE DANS LE CADRE DE L’ACCUEIL STUDIO, CENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL DE TOURS /DIRECTION THOMAS LEBRUN. AVEC LE SOUTIEN DE LA DRAC ÎLE- DE-FRANCE AU TITRE DE L’AIDE À LA COMPAGNIE CONVENTIONNÉE ET DE LA MÉNAGERIE DE VERRE DANS LE CADRE DE STUDIOLAB.

 
La saison 2018-2019 du CNDC au Quai

UN MONUMENT CHORÉGRAPHIQUE EN DÉBUT DE SAISON… Lorsque Merce Cunningham (1909-2009) crée BIPED en 1999, épaulé par les chercheurs Shelley Eshkar et Paul Kaiser, il orchestre une fusion féerique entre réalité et artifice. Dans cette pièce, les mouvements des danseurs, équipés de capteurs, ont été enregistrés et traités informatiquement pour aboutir à des formes abstraites. Une première dans le domaine chorégraphique que cette utilisation des nouvelles technologies. Reconstruite par Robert Swinston, BIPED ouvre la saison danse du Quai en association avec Beach Birds, un autre must du chorégraphe.

… SUIVI PAR UNE APOCALYPSE. Avec Ce que tu vois, Gaëlle Bourges crée en première à Angers une performance inspirée par la tenture de l’Apocalypse (et les anciennes peurs qu’elle illustre) mise en rapport avec deux récits de « chute du ciel ». Cela sonne l’alerte.

ET POUR L A FIN DE L’ANNÉE, Avec l’Alonzo King LINES Ballet, compagnie basée à San Francisco, Alonzo King crée des pièces qui s’inspirent d’un éventail varié de traditions culturelles profondément ancrées, et imprègne la technique du ballet classique d’un nouveau potentiel d’expressivité. Créée en collaboration avec le poète Bob Holman, Figures of Speech, présentée en décembre au Quai, est baignée de poésies et de chansons de communautés indigènes. Partant du triste constat que plus de la moitié des 7 000 langues du monde risquent de disparaître d’ici la fin du siècle, Alonzo King choisit ici d’explorer la force émanant de ces dialectes disparus.

POUR BIEN COMMENCER 2019, UN FESTIVAL… celui des soli. Le public pourra tour à tour y revoir des artistes très connus comme Carolyn Carlson ou Dominique Boivin, y retrouver ceux déjà appréciés tels James Carlès, Raphaëlle Delaunay ou François Chaignaud et y découvrir de nouveaux talents comme celui du portugais Pere Faura. Une nouvelle aventure partagée avec le THV de Saint-Barthélemy-d’Anjou et qui réserve quelques belles surprises.

EN TOUTE COMPLICITÉ… Hervé Robbe, artiste associé du CNDC, nous invite à la présentation de ses deux derniers opus, une Danse de 4 et son amplification à vingt danseurs pour les jeunes étudiants du CNDC. De la légèreté pour donner plus de poids à la de(a)nsité.

AU NOM DE LA COMMUNAUTÉ Tandis qu’avec Unisson, Ashley Chen recompose une communauté de danseurs et un espace partagé (à l’unisson ?) au-delà des individualismes et de l’amas, sans âmes, des objets de la surconsommation, Maguy Marin nous offre à voir ou à revoir May B, un chef-d’œuvre qui voit le jour en 1981 et qui continue à être diffusé à travers le monde. La chorégraphe française s’inspirait alors de l’humanité fragile de Samuel Beckett.

UNE BELLE SURPRISE EN AVRIL, Pour TrapTown, la prochaine création de Wim Vandekeybus, il fait appel à l’écrivain Pieter De Buysser et à une troupe de performers d’Ultima Vez, sa compagnie. La représentation est accompagnée d’une bande-son cinématographique créée par Trixie Whitley et Phoenician Drive qui emmène le public entre oracles, nostalgie, catharsis et euphorie.

QUE DU BONHEUR ! À propos d’Allegria, « j’aimerais que les gens ressortent heureux, que le titre s’inscrive dans le corps du public à sa sortie. J’aimerais avoir créé le spectacle qui fait du bien ». Kader Attou

DES BOLÉROS POUR ODILE Trois Boléros d’Odile Duboc créé en 1996, proposait trois versions chorégraphiques de trois interprétations différentes de l’œuvre de Maurice Ravel. En complicité avec Françoise Michel, la créatrice des lumières, le CNDC souhaite rendre hommage à la chorégraphe en réactivant ce projet avec les étudiants de l’École supérieure du CNDC. Après avoir été initiés aux fondamentaux de la technique « dubocienne », ils se verront transmettre le premier des trois boléros créés par Odile Duboc, tandis qu’Alban Richard, interprète de l’époque, créera pour eux un remix de la chorégraphie initiale. Cet ensemble forme une soirée intitulée Una Noche de boleros. Une belle occasion pour inviter Stéphane Imbert et Alban Richard, deux fidèles d’Odile Duboc, à présenter leurs propres créations durant le temps fort qui lui est dédié.

BONNE SAISON CHORÉGRAPHIQUE ET BELLES SOIRÉES !

Robert Swinston Claire Rousier

 

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