Merce Cunningham

Beach Birds / BIPED

Beach Birds © Charlotte Audureau

Pour le centième anniversaire de Merce Cunningham (1919 - 2009), chorégraphe emblématique de la post modern dance, le Centre national de danse contemporaine - Angers et son directeur artistique Robert Swinston, vous proposent une soirée dédiée avec un programme sur mesure. Célébrons ensemble !

26 ET 27 SEPT | 20:00 | T900 | Le Quai - Angers

 

Pour Beach Birds, Merce Cunningham écrivait « J’avais trois idées en tête : les oiseaux, manifestement, ou d’autres animaux ; les êtres humains à la plage ; et quelque chose que j’aime au bord de la mer : observer un rocher, le contourner et constater qu’il change sans cesse, comme s’il était vivant. Ces trois images entrent dans ce que j’ai essayé de faire. Tout en définissant la structure comme je le fais toujours, je me suis servi de ces images en les gardant en tête. […] Je ne pensais à aucun oiseau en particulier, mais à l’idée d’un oiseau et, comme les danseurs sont aussi des êtres humains, cette idée aussi pouvait être incluse. »

C’est après avoir exploré le potentiel de la vidéo que Merce Cunningham s’empare de l’ordinateur, dès le début des années 90. Il invente alors un logiciel de chorégraphie assistée par ordinateur qu’il nomme Dance Forms : un mouvement est confié à l’ordinateur qui propose alors des variantes influant sur le temps, les combinaisons et les enchaînements.

Toujours désireux d’aller plus avant, c’est en 1997, avec Paul Kaiser et Shelley Eshkar, qu’il met au point le principe des motion capture par le biais de capteurs installés sur le corps des danseurs.

La technique aboutira à la création de BIPED, première pièce à mêler sur scène danseurs réels et virtuels.

 

CHORÉGRAPHIE MERCE CUNNINGHAM RECONSTRUCTION ROBERT SWINSTON

BEACH BIRDS MUSIQUE JOHN CAGE - FOUR 3 (1991). COSTUMES ET LUMIÈRES MARSHA SKINNER. INTERPRÉTATION DANSE MARION BAUDINAUD, ANTONIN CHEDINY, MATTHIEU CHAYRIGUES, ANNA CHIRESCU, PIERRE GUILBAULT, GIANNI JOSEPH, HARUKA MIYAMOTO, CATARINA PERNÃO, FLORA ROGEBOZ, CARLO SCHIAVO, CLAIRE SEIGLE-GOUJON. RÉALISATION LUMIÈRES BENJAMIN AYMARD. RÉALISATION COSTUMES CATHY GARNIER.

BIPED CHORÉGRAPHIE MERCE CUNNINGHAM. RECONSTRUCTION ROBERT SWINSTON. MUSIQUE GAVIN BRYARS - BIPED. INTERPRÉTATION DANSE GUYONN AURIAU, MARION BAUDINAUD, ANTONIN CHEDINY, MATTHIEU CHAYRIGUES, ANNA CHIRESCU, XAVIER GOCEL, PIERRE GUILBAULT, GIANNI JOSEPH, ADÉLIE MARCK, HARUKA MIYAMOTO, CATARINA PERNÃO, FLORA ROGEBOZ, CARLO SCHIAVO, CLAIRE SEIGLE-GOUJON. INTERPRÉTATION MUSIQUE GAVIN BRYARS, SOPHIE HARRIS, JAMES WOODROW, TAKEHISA KOSUGI. DÉCOR SHELLEY ESHKAR, PAUL KAISER. COSTUMES SUZANNE GALLO.

PRODUCTION CENTRE NATIONAL DE DANSE CONTEMPORAINE - ANGERS. AVEC L’AIMABLE AUTORISATION ET LE SOUTIEN DU MERCE CUNNINGHAM TRUST, L’AUTORISATION DU JOHN CAGE TRUST ET DES ÉDITIONS PETERS.

 
La saison 2018-2019 du CNDC au Quai

UN MONUMENT CHORÉGRAPHIQUE EN DÉBUT DE SAISON… Lorsque Merce Cunningham (1909-2009) crée BIPED en 1999, épaulé par les chercheurs Shelley Eshkar et Paul Kaiser, il orchestre une fusion féerique entre réalité et artifice. Dans cette pièce, les mouvements des danseurs, équipés de capteurs, ont été enregistrés et traités informatiquement pour aboutir à des formes abstraites. Une première dans le domaine chorégraphique que cette utilisation des nouvelles technologies. Reconstruite par Robert Swinston, BIPED ouvre la saison danse du Quai en association avec Beach Birds, un autre must du chorégraphe.

… SUIVI PAR UNE APOCALYPSE. Avec Ce que tu vois, Gaëlle Bourges crée en première à Angers une performance inspirée par la tenture de l’Apocalypse (et les anciennes peurs qu’elle illustre) mise en rapport avec deux récits de « chute du ciel ». Cela sonne l’alerte.

ET POUR L A FIN DE L’ANNÉE, Avec l’Alonzo King LINES Ballet, compagnie basée à San Francisco, Alonzo King crée des pièces qui s’inspirent d’un éventail varié de traditions culturelles profondément ancrées, et imprègne la technique du ballet classique d’un nouveau potentiel d’expressivité. Créée en collaboration avec le poète Bob Holman, Figures of Speech, présentée en décembre au Quai, est baignée de poésies et de chansons de communautés indigènes. Partant du triste constat que plus de la moitié des 7 000 langues du monde risquent de disparaître d’ici la fin du siècle, Alonzo King choisit ici d’explorer la force émanant de ces dialectes disparus.

POUR BIEN COMMENCER 2019, UN FESTIVAL… celui des soli. Le public pourra tour à tour y revoir des artistes très connus comme Carolyn Carlson ou Dominique Boivin, y retrouver ceux déjà appréciés tels James Carlès, Raphaëlle Delaunay ou François Chaignaud et y découvrir de nouveaux talents comme celui du portugais Pere Faura. Une nouvelle aventure partagée avec le THV de Saint-Barthélemy-d’Anjou et qui réserve quelques belles surprises.

EN TOUTE COMPLICITÉ… Hervé Robbe, artiste associé du CNDC, nous invite à la présentation de ses deux derniers opus, une Danse de 4 et son amplification à vingt danseurs pour les jeunes étudiants du CNDC. De la légèreté pour donner plus de poids à la de(a)nsité.

AU NOM DE LA COMMUNAUTÉ Tandis qu’avec Unisson, Ashley Chen recompose une communauté de danseurs et un espace partagé (à l’unisson ?) au-delà des individualismes et de l’amas, sans âmes, des objets de la surconsommation, Maguy Marin nous offre à voir ou à revoir May B, un chef-d’œuvre qui voit le jour en 1981 et qui continue à être diffusé à travers le monde. La chorégraphe française s’inspirait alors de l’humanité fragile de Samuel Beckett.

UNE BELLE SURPRISE EN AVRIL, Pour TrapTown, la prochaine création de Wim Vandekeybus, il fait appel à l’écrivain Pieter De Buysser et à une troupe de performers d’Ultima Vez, sa compagnie. La représentation est accompagnée d’une bande-son cinématographique créée par Trixie Whitley et Phoenician Drive qui emmène le public entre oracles, nostalgie, catharsis et euphorie.

QUE DU BONHEUR ! À propos d’Allegria, « j’aimerais que les gens ressortent heureux, que le titre s’inscrive dans le corps du public à sa sortie. J’aimerais avoir créé le spectacle qui fait du bien ». Kader Attou

DES BOLÉROS POUR ODILE Trois Boléros d’Odile Duboc créé en 1996, proposait trois versions chorégraphiques de trois interprétations différentes de l’œuvre de Maurice Ravel. En complicité avec Françoise Michel, la créatrice des lumières, le CNDC souhaite rendre hommage à la chorégraphe en réactivant ce projet avec les étudiants de l’École supérieure du CNDC. Après avoir été initiés aux fondamentaux de la technique « dubocienne », ils se verront transmettre le premier des trois boléros créés par Odile Duboc, tandis qu’Alban Richard, interprète de l’époque, créera pour eux un remix de la chorégraphie initiale. Cet ensemble forme une soirée intitulée Una Noche de boleros. Une belle occasion pour inviter Stéphane Imbert et Alban Richard, deux fidèles d’Odile Duboc, à présenter leurs propres créations durant le temps fort qui lui est dédié.

BONNE SAISON CHORÉGRAPHIQUE ET BELLES SOIRÉES !

Robert Swinston Claire Rousier

 

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